21/05/2012
La princesse des glaces de Camilla Läckberg

La princesse des glaces de Camilla Läckberg, ed. Actes Sud, coll. actes noirs, 2008, 382p.
Depuis le décès de ses parents, Erica Falck habite la maison de famille dans la ville portuaire de Fjällbacka. Elle y gère la succession et tente de terminer l'écriture d'une biographie de Selma Lägerlof que son éditeur lui réclame.
Lors d'une promenade matinale, elle fait la macabre découverte du corps d'Alex Wijkner, son ancienne amie d'enfance, morte dans sa baignoire. La mise en scène évoque clairement le suicide. Rien n'est pourtant moins sûr et très rapidement, des éléments de l'enquête déterminent qu'il s'agit d'un meurtre. Commence alors une enquête menée par Erica et Patrick Hedström, le flic amoureux transi de notre protagoniste en jupon.
Pour faire court : Oui, bon, pourquoi pas.
Pour faire plus long : La lecture n'était, ma foi, pas désagréable. Plutôt divertissante et surtout délassante. En période de reprise du travail, c'est le genre de lecture tout à fait indiquée pour détendre les neurones sans les encombrer. Si par contre, on cherche à être plus pointilleux, c'est sûr que le polar que voilà ne casse pas trois pattes à un canard... L'enquête en elle-même n'est pas mauvaise mais ne tresse pas non plus des mystères de fous : il est assez aisé, ai-je trouvé, d'en démêler une partie à mi-parcours. L'intérêt littéraire est quasi-nul ; je ne parle même pas de la traduction d'un niveau, ma foi, médiocre voire à la limite du lamentable à divers reprises (La meilleure bourde est quand même d'affubler un personnage de plusieurs mentons... Et le pluriel du substantif n'est pas une coquille puisque le verbe est accordé... Là, je dis respect). Les personnages sont vivants et attachants mais aussi à la limite du caricatural. Pour finir, les longs passages Chick Lit sur la vie sentimentale d'Erica, bon... On s'en tamponne un peu le fessier avec une plume de paon (en tout cas, moi). Un peu, je dis pas, ça diversifie et renouvelle le polar. Mais quand on en a plusieurs pages d'affilée puis à nouveau plusieurs pages après un bref paragraphe d'intermède policier, bof. Je lis pas un polar pour me taper des scènes (gentillettes mais clichés, soit dit en passant) de repas romantiques en enfilade (sans mauvais jeu de mot, même si c'est aussi par ça que ça se termine aha).
Bref. En le lisant, je me suis dis que ça ferait un excellent petit film américain sans prétention avec des caractéristiques pareilles. Il faut donc le prendre pour ce que c'est, sans plus. Si tel est le cas, vous passerez sans doute 2-3 jours de lecture sympatoches.
08:00 Publié dans Polar | Lien permanent | Commentaires (5)




