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09/06/2012

Chi de Konami Kanata, le petit chat qui fait du bien !

 

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Chi de KONAMI Kanata, ed. Glénat.

 

Petite Chi est perdue : à trop s'émerveiller de tout, elle en a oublié de suivre sa maman et la voilà seule. Tandis qu'elle sanglote, elle tombe nez à nez avec un petit garçon qui sanglote aussi. Ni une ni deux, la voilà adoptée chez lui, complètement gaga face à sa bouille mignonne et à ses bêtises. Tout n'est pas simple néanmoins : les chats sont normalement interdit dans l'appartement de cette nouvelle famille. Il faudra donc redoubler d'imagination pour la cacher pendant près de 3 tomes avant qu'ils ne déménagent dans un logement plus propice.

Je ne suis pas une fan de manga, jusqu'alors je n'en ai même jamais trouvé un qui trouve grâce à mes yeux (et cela pour une raison qui m'est inconnue, c'est pas faute d'essayer pourtant). Mais j'ai tout simplement craqué sur Chi, manga pour enfant drôle et croquant à souhait. Construit en petites scénettes qui relatent le quotidien de cette chatoune dans sa nouvelle famille, je n'ai pas pu m'empêcher de sourire à chaque page de chaque tome tant l'auteur a brossé parfaitement cet animal merveilleux. De l'apprentissage de la propreté, en passant par les jeux, les comportements mi-caractériels, mi-surprenants, les moments de tendresses et les balades, tout y est et c'est exactement ça !

Pour tous les amoureux des chats, craquez sur Chi, vous ne serez pas déçus !

 

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ChallengeDragonFeu.jpgChallenge Dragon

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28/05/2012

Lundi graphique

 

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A boire et à manger de Guillaume Long, ed. Gallimard, 2912, 144p.

 

Guillaume Long publie un nouvel ouvrage et en plus, c'est sur la bouffe ? Bingo ! Je prends !

Que trouve-t-on dans cet opus ? Et bien des morceaux initialement publiés sur son blog. Plus concrètement, pleins de trucs essentiels comme des recettes de cuisine rigolotes, ses sessions piscines avec son nouveau pote cuisto et son mode d'emploi pour le meilleur café du monde (Note à l'adresse de l'auteur : La prochaine fois, fais la même avec le thé :D). Mais surtt, ces récits de voyages culinaires et c'est pour ça que l'ouvrage vaut vraiment le détour : C'est à faire saliver un tabouret tellement ça donne envie ! Raaaaahhhh le voyage à Venise, j'en ai même fait des rêves ! C'est décidé, moi aussi, je vais me lancer dans les voyages gastronomiques !

 

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La conversion de Matthias Gnehm, ed. Atrabile, 2012, 300p.

 

Kurt est architecte et est surtout en train de courir sur un quai de gare pour attraper son train. Dans cette course, il croise un vieil ami d'enfance qui ravive en lui un souvenir douloureux. Souvenir qui va défiler au rythme du voyage en train.
Il se remémore son amour adolescent pour Patrizia, une jeune fille profondément pieuse, pour qui il se convertit contre l'avis de sa famille et qui connaitra une fin tragique.

De même que dans Quelque part les étoiles lu et chroniqué il y a peu, je ne suis pas particulièrement fan de ses flash-back de love story ado... Il faut malgré tout reconnaître à celle-là qu'elle soulève un questionnement sur la frontière entre religion et secte, entre foi et aveuglement. Je m'attendais cependant à le trouver plus abouti, plus consistant et pas seulement comme toile de fond d'une histoire d'amour un peu mièvre...
Par contre, coup de coeur total pour le graphisme de Matthias Gnehm ! Qu'il s'agisse des plans d'ensemble, des paysages ou des mouvements rapprochés, un crayon tout simplement impeccable !

 

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06/05/2012

Dimanche graphique

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Chroniques de Jérusalem de Guy Delisle, ed. Shampooing, 2011, 334p.
Fauve d'or du meilleur album 2012 au festival d'Angoulême

 

Je vais pas vous refaire le topo en détails parce que les ouvrages de Guy Delisle ont toujours plus ou moins la même base : l'auteur part dans un pays aux antipodes pour un sacré paquet de mois et en croque, au quotidien, les surprises, les déconvenues, les petits riens et les grosses claques. Pour le présent voyage, c'est pour le travail de sa femme médecin à MSF qu'il débarque à Jérusalem pendant une année.

Concernant mon avis, je vais également vous la refaire courte : décidément, j'aime le ton de Guy Delisle ! Sa fausse naïveté et ses faux éléments banals savamment réorganisés en post-prod offrent un regard parfaitement juste et dépouillé sur une situation à haute tension. Là où les journalistes ont des scrupules et les têtes pensantes tergiversent, Guy Delisle relate ce qu'il voit, expérimente, vit et supprime par la même occasion toute forme d'écran déformant pour ne dire que ce qui est. On est en prise direct avec un réel parfois trivial, souvent étonnant et toujours éloquent.
En somme, mieux que n'importe quelle essai de géopolitique, un saisissant aperçu de la situation Israëlo-Palestienne vu par le petit bout de la lorgnette.

 

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Quelque part les étoiles de Conz, ed. Même pas mal, 2011, 270p.

 

 

Quelque part les étoiles traduit et regroupe en un seul volume trois parties initialement éditées séparément : Ringo/Martha/Anne. Trois points de vue de plus en plus sombres sur une même histoire, trois personnages qui décodent les douleurs de la vie et les évènements qui font évoluer.
Tout commence en 1993. Maurice alias Ringo, rencontre Anne et vit avec elle une belle histoire qui se finit quelques temps plus tard. Dix ans après, il part la rejoindre en Australie : une volonté de remonter le temps et d'échapper à des démons dont on comprendra le sens au fil de l'ouvrage.

Voilà une BD pour laquelle j'ai un avis mitigé, et cela faisait bien longtemps (je m'étais habituée aux perpétuels coups de coeurs graphiques ^^). Autant j'ai apprécié le découpage scénaristique, ce jeu de l'auteur avec des cases étonnantes, de longues scènes exclusivement dessinées, des visions un brin démente. Une orchestration filmique extrêmement agréable à lire. Autant, l'histoire en elle-même ne m'a pas vraiment passionnée (même si elle se conclue de manière un poil plus intelligente qu'on ne s'y attendrait) et le dessin ne m'a vraiment pas emballée. Je l'ai trouvé gauche voire carrément laid sur certaines cases.

A noter tout de même, la transcription d'un très intéressant entretien de Conz en fin de volume. Il permet avec plaisir de découvrir l'envers du décor, les questionnements inhérents à la création et les volontés de l'auteur.

 

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