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04/03/2013

Green Manor de Fabien Vehlmann et Denis Bodart

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Green Manor de Fabien Velhmann et Denis Bodart, ed. Dupuis, coll. Expresso, 48p.
Tome I - Assassins et Gentlemen
Tome II - De l'inconvénient d'être né
Tome III - Fantaisies meurtrières

 

Dans la très classe Angleterre victorienne, le Green Manor fait figure d'autorité : siège d'un des clubs les plus huppés de la capitale, il réunit les notables les plus éminents de la bonne société. Ainsi, s'y retrouvent médecins, hauts fonctionnaires, militaires de renom, juges et avocats pour échanger à batons rompus autour d'un cocktail et d'un bon cigare. Tous ont pignon sur rue ; tous sont irréprochables. C'est du moins, ce que tout le monde croit.
Car on découvre par l'ancien majordome du Green Manor que sous ce vernis impeccable se cache tout l'éventail de ce que l'humanité peut porter de noirceur cynique. Tantôt il s'agit de railler quelque meurtre, tantôt d'en commettre un, tantôt encore de créer des énigmes improbables qui rendront fou. On découvre que ceux qu'on pensait irréprochables sont au contraire de vives crapules en col blanc dont le hobbie favori est de fomenter quelques petits meurtres entre amis - toujours avec élégance néanmoins, il va sans dire !

Repéré sur le blog de Lou, cette série en trois volumes m'intriguait beaucoup ! Certes, je ne suis pas friande de romans victoriens mais j'aime par contre vivement cette période dès lors qu'elle est écrite ou croquée par nos contemporains. Et en effet, je n'ai pas été déçue ici : Le vif contraste entre le statut des personnages, leur flegme tout anglais et leurs propos acides crée une ambiance vraiment désopilante dont j'ai eu du mal à décrocher !
Vehlmann au scénario a su créer suspens, drôlerie et surprise à chaque nouvel épisode tandis que Bodart au dessin à allier un graphisme classique à un humour merveilleusement expressif.

Une série que je recommande vivement - et je vous recommande en outre d'aller lire la chronique de Lou sur le sujet !

 

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14/02/2013

Marvel 1602 de Neil Gaiman, Andy Kubert et Richard Isanove

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Marvel 1602 de Neil Gaiman, Andy Kubert et Richard Isanove, ed. Panini Comics, 2007 (pour l'édition française)

 

Je crois que ça devient tranquillement officiel : J'adore les comics ! Comme quoi, j'ai trente ans (presque) et c'est maintenant que je m'amuse avec les supers héros. La preuve que ce n'est pas une question d'âge mais de garder son âme d'enfant ^^
Mais revenons à nos moutons !

L'édition que voilà regroupe les huit épisodes d'une série originale scénarisée par l'excellent Neil Gaiman dans laquelle il imagine les héros Marvel dans l'Angleterre élizabéthaine. Un projet pour le moins audacieux et déconcertant. On a du mal à concevoir, de prime abord, Spiderman ou les 4 fantastiques poudrés et engoncés dans une colerette.
Pourtant, Gaiman s'en sort à merveille. Dès la première scène, le ton est donné : Elizabeth 1er, Nick Fury ici son espion et le Dr Strange, ici son médecin personnel, discutent d'une possible fin du monde. Les éléments naturels se déchaînent, l'inquisition multiplie les assassinats de prodiges considérés comme l'oeuvre du diable et la succession est incertaine. Le peuple craint pour l'avenir ; la déliquescence semble inévitable. Sans parler du Comte Von Fatalis (ah ah) a la recherche de l'arme suprême et de la jeune Rebecca qui revient du Nouveau Monde pour réclamer de l'aide. Bref, vous l'aurez compris, l'intrigue est dense, mouvementée et parfaitement surréaliste.

Néanmoins, au-delà de cet exposé de surface, il faut reconnaître que cette transposition menée tambour battant révèle admirablement la nature universelle et intemporelle des super héros qui sont avant tout des archétypes. J'allais dire comme les figures mythologiques mais au fond, c'est exactement ce qu'ils sont, particulièrement ici : ils forment une mythologie de l'Amérique (on a les mythes qu'on peut quand on a pas eu Sénèque et Euripide huhu) multiculturelle, multiforme mais unie dans une quête de justice et de liberté (sortons les violoooooons). Ainsi, à la fin de Marvel 1602, les héros quittent une Europe déclinante et tyrannique, pour un Nouveau Monde où s'épanouira l'altérité et la paix. Oui, c'est caricatural, partial et totalement fantasmé quand on connaît l'Histoire - on ne peut décemment pas penser autre chose. Mais en toute franchise, même si les comics délivrent souvent une philosophie de comptoir, je m'y amuse follement et puis ils sont révélateurs, au fond, de la vision que l'Amérique a d'elle-même.

Bref, une mention toute particulière pour cette courte série qui a le mérite de nous offrir avec une grande originalité un hommage aux héros Marvel.


 

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09/02/2013

Priceminister fête Angoulême !

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A l'occasion du festival de BD d'Angoulême, Priceminister nous rejoue le même tour que pour la rentrée littéraire et ce, pour notre plus grand bonheur : Une BD (sélectionnée à Angoulême) contre une critique avec, en prime, la possibilité de parrainer et d'être parrainé. N'hésitez donc pas à vous faire plaisir (et à faire signe si vous souhaitez être mon filleul, je ne parraine encore personne ;;)

Pour la procédure en détail, c'est par ici. Vous avez jusqu'au 15 février pour vous inscrire. 

A cette occasion, j'ai choisi Daytripper, une BD qui promet un chouette voyage poétique et abacadabrantesque ! Hâte de le découvrir.

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