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29/12/2016

Les livres de Noël

Un Noël sans livres, c'est un peu comme un repas sans fromage ou Pâques sans chocolat : c'est quand même moins savoureux... (Je vous rassure, je ne suis pas qu'un rat de bibliothèque ; un parfum de derrière les fagots ou la Blue Box de l'intégrale des Doctor Who m'ont aussi ravie cette année. Aaaaahhhh l'intégrale des Doctor Whooooooo ♥♥♥). Mais puisque j'ai un entourage merveilleux, je suis souvent rassasiée de littérature, pour mon plus grand plaisir. Et cette année, j'ai eu droit à un échantillon follement éclectique, dépaysant, pour tous les âges et tous les genres. 

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Tout a commencé par des colis amicaux : Celui d'Alys avec Au matin suspendu de d'Alexis Bernaut - une vraie surprise ! - et celui de Charline avec Liminaire l'ombre de Harry Szpilmann et Inévitables bifurcations de Lambert Schlechter. Trois textes poétiques très différents à première vue ; tantôt lumineux, chantants, méthodiques, acérés, énigmatiques, pointus ou envolés. Trois textes que je découvrirai au gré de l'année pour nourrir mon goût d'une poésie vivante et chatouilleuse en 2017 (et continuer à faire pousser quelques rendez-vous poétiques) ! 

Puis les festivités familiales arrivent et c'est la fête du livre sous le sapin (pour tout le monde d'ailleurs : c'était un peu la thématique de l'année !). Après la poésie, c'est essentiellement le roman qui prend ses quartiers cette fois, pour un voyage dans le temps chez Lady Susan, Enola Holmes et Le Fantôme et Mrs Muir ou dans l'espace du Japon aux USA grâce à La Ballade de l'impossible de Murakami ou le premier roman de Julie Otsuka. Et si toutes ces contrées spatio-temporelles finissent pas être trop exotiques, je me plongerai dans la lettre d'André Gorz à sa chère épouse au seuil de leurs vies. Un voyage plus doux et plus intime en pays amoureux et philosophique. 

Les aventures promettent, en terres merveilleuses de littérature. 2017 peut venir : je suis parée au décollage ! 

11:44 Publié dans Divers, Swap | Lien permanent | Commentaires (10)

30/10/2016

Automne parisien : balade au XIXème siècle

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Paris et moi, c'est à peu près tous les ans ; comme une bouffée d'art et de vie citadine pour mieux savourer le reste de l'année ma Creuse solitaire et silencieuse. C'est un plutôt bon équilibre ; le meilleur moyen de savourer autant le départ que le retour. Deux (presque) nouveautés pourtant cette année : pour la première fois depuis une quinzaine d'années, je n'y voyageais pas seule et pour la première fois depuis huit ans, j'y voyageais en automne. J'avais totalement oublié le charme de Paris sous les couleurs particulières de l'automne, sublimées par un soleil purement lumineux - sans chaleur étouffante. Ça a été l'occasion d'arpenter paisiblement des lieux délaissés depuis longtemps : le jardin des plantes, le cimetière du Père-Lachaise, ou de retourner sur les lieux chéris que je ne manque jamais de contempler à chaque passage : le jardin du Luxembourg, le parvis de Notre-Dame. Point trop de monde en pleine semaine, malgré les vacances scolaires. Du temps pour apprécier, s'en mettre plein les yeux, se réjouir de ne pas être là toute l'année pour mieux admirer sans être blasée. C'est à peu près la réflexion que je me fais à chaque visite parisienne (tout comme je me la fais de plus en plus en revenant à Lyon) : un peu de manque favorise d'aimer toujours la ville comme au premier jour.

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Exposition Wilde.jpgEt bien sûr, comme chaque année, la visite fut égrainée de quelques expositions qui, sans le réfléchir, ont toutes eu pour point commun de mettre à l'honneur le XIXème siècle que j'affectionne tant.

"Soyez vous-même, les autres sont déjà pris" ©Oscar Wilde

Nous avons attaqué en beauté par la fin du siècle et l'ambiance décalée, un brin décadente de l'Angleterre victorienne d'Oscar Wilde au Petit Palais. En étoile exaltante et brûlante, tout s'organise autour de lui : tableaux, visages, écrits reflètent tour à tour sa personnalité, ses aspirations, son travail de critique d'art, de poète ou de dramaturge, mettent en scène ou illustrent son verbe autant que sa vie.
Je connaissais peu Oscar Wilde, finalement : une réputation sulfureuse pour l'Angleterre conformiste et corsetée, un unique roman passionnant, brillant et désabusé et ses fameux bas de soie qu'il exhiba avec malice sous l’œil d'un photographe new-yorkais. Le Petit Palais propose ici un voyage dans le sillage de cet "impertinent absolu", sans cliver la vie intime, la vie mondaine ou la création : tout se répond et correspond. Oscar Wilde y apparaît comme un dandy au goût prononcé pour la mise en scène et l'esclandre, mais aussi et surtout, comme un être complexe, attachant, d'une grande profondeur. Il est impossible de limiter Oscar Wilde à une seule et unique image en sortant de cette excellente exposition. Même celle de l'impertinent semble trop contraignante. C'est peut-être bien le goût de l'absolu qui, finalement, le définit le mieux. 

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©GINIES – Sipa

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"Dix-huit ans de luxe, de joie de vivre, d'agitation, de gaieté, de galanterie et d'élégance incomparable. Pendant un temps - un temps trop court, hélas !-, on se serait cru revenu au XVIIIème siècle !" ©Le comte de Maugny

Changement de décor mais presque pas d'époque (puisque nous sommes toujours en pleine ère victorienne en Angleterre) ! il suffit de traverser la Manche (ainsi que la Seine présentement) pour débarquer dans le spectaculaire Second Empire du musée d'Orsay et s'en prendre plein les yeux.
Ce n'est clairement pas l'envers du décor qui a guidé le commissariat d'exposition : nulle trace du Second Empire de L'Assommoir.  L'adjectif spectaculaire est bel et bien à prendre dans son sens étymologique : qui tient du spectacle. Le règne de Napoléon III a été de bout en bout mis en scène pour servir le pouvoir : la réfection de Paris sous la préfecture d'Haussmann, les manifestations publiques, les demeures, les grands magasins, les théâtres, les tenues somptueuses ou encore l'art, tout parle et reflète le pouvoir en place et le véhicule aux yeux de tous. En somme, on pourrait résumer (très grossièrement) la dynamique du Second Empire comme une ostentation assumée et incroyablement féconde. Le Musée d'Orsay offre au visiteur une promenade entre mille richesses - et même si de nombreux meubles et objets apparaissent aujourd'hui comme d'"écœurantes pâtisseries", on ne peut manquer d'être éblouis par tant de splendeurs, et être transportés dans un autre espace-temps.
J'ai adoré, en outre, retrouver certaines toiles que j'affectionne particulièrement, qui font pourtant partie des collections permanentes du musée mais que j'avais délaissées depuis trop longtemps : "Le déjeuner sur l'herbe" et le portrait de Zola par Manet. Quel délice ! 

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©Les petits maîtres

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Exposition Fantin Latour.png"Une ravissante nature morte de Fantin-Latour : un pichet de verre bleu et des fleurs si fraîches ; chaque tableau apporte avec lui un carré de silence et une raison à notre ramage intérieur de s'interrompre" ©Paul Claudel

Enfin, la dernière exposition est peut-être la moins spectaculaire, mais mérite le détour, ne serait-ce que pour découvrir un peintre largement méconnu - dont ne subsistent bien souvent que deux peintures de groupes, où trônent fièrement nos plus célèbres poètes, et quelques tableaux de liseuses. Le musée du Luxembourg lève le voile sur Fantin-Latour, un peintre à fleur de peau. Où l'on découvre un être très tôt travaillé, ou habité, par la peinture comme nécessité vitale, qui use des seuls modèles qu'il a sous le pinceau pour exercer son art : ses sœurs et son propre visage qu'il peindra inlassablement. Il s'expatrie en Angleterre et crée de nombreuses natures mortes qui lui vaudront progressivement une renommée. Ce qui, pour tant d'autres, n'est qu'un fastidieux exercice, est pour lui une source inépuisable d'inspiration. Où l'on découvre également un peintre qui souhaite renouveler la peinture mais n'adhère aucunement à l'impressionnisme et à l'idée neuve de sortir la peinture de l'atelier. Fantin-Latour poursuit donc, en solitaire, sa révolution en pratiquant la peinture de groupes (qui, après tout, le portera à la postérité). 
Plus personnellement, j'ai découvert en Fantin-Latour un artiste partagé entre l'envie de saisir la vie telle qu'elle est, dans un réalisme parfois âpre (il ne fait pas de cadeau à sa femme à travers ses portraits) et la quête d'un idéal qui se révèle aussi dans son amour pour la musique de Wagner. Il finira d'ailleurs sa vie en développant une peinture d'imagination qu'il avait ébauchée dans sa jeunesse, comme autant d'illustrations de ses oeuvres musicales favorites. J'avoue que, sur ce point, j'ai beaucoup plus accroché à la personnalité de l'homme qui transparaît tout à long de l'exposition qu'aux partis pris de l'artiste. Sa dernière période ne m'a pas particulièrement pas transcendée. Mais c'était malgré tout intéressant de se frotter à un sujet auquel je n'étais pas acquise d'avance (et vous voyez que, finalement, c'est celui sur lequel j'ai le plus de choses à dire... Comme quoi). 

 

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Inutile de dire que je rentre de ce séjour remplie de souvenirs charmants mais aussi de nombreuses lectures... On ne se refait pas, surtout quand on se frotte à chaque sortie d'expositions à des librairies de musées grassement achalandées et, à l'extérieur, à des librairies d'occasion tout aussi achalandées... Ceci, néanmoins, sera l'affaire d'autres billets !...

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27/08/2016

Les échecs de l'été

Une fois n'est pas coutume, et peut-être parce que cet été aura été particulièrement riche en livres qui me sont tombés des mains, j'ai décidé de garder la trace d'un petit florilège de mes échecs. 

Je sais qu'il y a eu dernièrement (et ce n'est pas la première fois) une polémique sur l'intérêt de chroniquer un livre qu'on n'a pas aimé et, a fortiori, un livre qu'on n'a même pas fini. Après tout, sur quoi se base-t-on pour émettre un jugement (forcément péremptoire) si l'on n'a parcouru que le tiers, le quart voire le dixième du livre ? Que cela plaise ou non aux auteurs, je suis persuadée (et c'est d'ailleurs comme ça que fonctionnent beaucoup de critiques et d'éditeurs, je n'ai donc pas inventé le concept) que le style et le propos d'un livre se cernent assez rapidement entre les premiers chapitres, et quelques autres pages prises au hasard. On saura vite si on a affaire à un bon roman, un grand roman, un chef d'oeuvre intersidéral, un ovni (et je classe dans cette catégorie les livres qui me laissent toujours dubitative au début de la lecture, ceux dont je ne sais quoi penser - dans ces cas-là, je poursuis toujours), un roman médiocre, un roman commercial, un roman déjà écrit cent fois et/ou un roman surfait. Ce n'est sans doute pas infaillible, évidemment. C'est sans doute aussi pétri de subjectivité. Mais à partir du moment où cette subjectivité est bonne à dire lorsqu'elle est positive, l'inverse doit être également valable. 

Partant de cette idée, je me dis qu'un partage des romans interrompus peut représenter autant d'intérêt que le partage d'un coup de cœur. En tout cas, pour ma part, je suis très curieuse d'échanger au sujet de ces échecs, afin de saisir ce que j'ai peut-être raté, de me sentir aussi moins seule dans mon ennui ou mon agacement face à certains ouvrages, et/ou, pourquoi pas, me faire changer d'avis et m'inviter à repartir du bon pied avec un livre rencontré au mauvais moment. 

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Les singuliers.jpgLes singuliers d'Anne Percin, Le Rouergue, 2014, 393p. (J'ai constaté en librairie avant-hier qu'il venait de sortir en poche chez Babel.)

Que de promesses pour ce roman épistolaire qui plonge son lecteur au cœur d'une communauté artistique de la fin du XIXème, entre le fantasme (Hugo Boch et Hazel sont, entre autres, des mirages de l'auteure pour mener à bien son processus narratif) et la réalité (où l'on croise un Gauguin truculent, jouisseur et l'image d'un Van Gogh déjà évanescent, insaisissable). Le roman se veut la peinture bouillonnante d'une fin de siècle en pleine création et mutation : la peinture ne cesse de se renouveler, la photographie et la Tour Eiffel deviennent les symboles de la technologie faite art, les femmes commencent à être acceptées en écoles d'art et, dans tout ce tourbillon, les voyages forment toujours le mieux les artistes. C'est bien souvent du côté de petits villages perdus de la Bretagne d'Hugo Boch devise sur le monde, ses amis, l'inspiration, laissant deviner au lecteur une communauté éclectique et passionnante. 

Connaissant mon amour de l'art, de la peinture en particulier et de la peinture du XIXème encore plus précisément, connaissant une certaine accointance pour l'épistolaire depuis un certain chef d'oeuvre du genre que je place au panthéon des miracles de la littérature, ce livre était fait pour moi à condition d'être à la hauteur des deux domaines sus-mentionnés - ce qui ne fut pas le cas, vous le voyez venir : entre une correspondance cousue de fil blanc (quoiqu'à ce stade-là, on frise le fluo) à laquelle on ne croit pas trois lettres et des propos sur l'art d'une banalité déconcertante, j'ai réussi à m'acharner sur 200 pages très molles avant d'abdiquer face à la platitude du style et l'inexistante profondeur du propos. Certains morceaux sont doux, plein de bonnes intentions, et parfois, pas trop mal vus mais l'ensemble est malheureusement trop lisse et trop superficiel à mon goût. Ecrire un livre sur la création artistique en se contentant de collectionner les clichés ne peut me convenir. Ce n'est pas désespéramment mauvais, non, c'est simplement médiocre - et je ne sais pas si c'est beaucoup mieux, en fait. 

 

le-grand-marin.jpgLe grand marin de Catherine Poulain, L'Olivier, 2016, 368p. 

Je ne vais pas vous faire l'affront de résumer l'histoire de ce roman, parce qu'en toute honnêteté, je ne m'y suis pas acharnée très longtemps (beaucoup moins longtemps que le livre d'avant par exemple). Du coup, je ne sais même pas véritablement de quoi ça parle, à part ce que j'en ai lu dans les revues critiques et sur les blogs. Ce qui m'a par contre franchement marquée dès les premières pages, c'est l'incompréhension totale que j'ai ressenti lorsque j'ai attaqué le bouquin, pleine d'enthousiasme à la lecture des éloges démentiels qui en avaient été fait. Sans tourner autour du pot ni faire des courbettes diplomatiques, j'ai tout bonnement trouvé le style de Catherine Poulain d'une nullité limite insultante pour le lecteur et ce qu'elle racontait pas beaucoup plus élevé. Or quand je vois tous les prix que ce roman a glanés, tous les avis positifs qu'il a suscités dans des revues ou sur des blogs que je sais exigeants dans leurs lectures, je me dis que j'ai dû louper une marche, me planter de bouquin, ou faire une indigestion de champignons hallucinogènes. Avis à tous les lecteurs du Grand marin donc : qu'avez-vous trouvé au style (qui, définitivement, m'est rédhibitoire - non, en fait, vraiment, je le trouve insultant), à l'histoire ?! Ou inversement, y-a-t-il des lecteurs déconfits qui ont fait le même constat d'échec agacé que moi ? 

 

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Le huitième livre de Vésale de Jordi Llobregat, Le cherche midi, 2016, 620p.

Rien de tel, lorsqu'on est en panne estivale de lecture, qu'un bon thriller un poil obscur, historique, érudit et, qui sait, peut-être un peu ésotérique. En repérant ce roman sur le site du Cherche Midi qui mentionnait une comparaison avec Carlos Ruiz Zafon, j'ai immédiatement pensé à Marina que j'avais fort apprécié. Communauté linguistique oblige, j'ai aussi beaucoup pensé à José Carlos Somoza dont je dévore chaque ouvrage. Bref, ce roman devait me réconcilier avec le plaisir de dévorer avidement des centaines de pages en une après-midi, ce qui m'a décidé à le demander en SP (une fois n'est pas coutume). 

Et là, c'est le drame... La scène d'ouverture, découverte d'un corps non identifié, presque irréel et donc censé être hautement flippant, est à la limite du risible. Soit, une plantade arrive et la tentation du cliché, dans ce genre littéraire, n'est jamais loin. Il faut savoir accepter de passer outre certaines facilités pour se laisser embarquer (oui, je suis faible, parfois). Poursuivant, donc, je découvre que les chapitres suivants dévoilent un personnage clé successivement, et l'histoire est ainsi vue alternativement par tel ou tel regard - regard qui perpétue malheureusement le cliché sus-mentionné : qui, le tout jeune professeur d'université à qui tout sourit mais qui reçoit une lettre le ramenant sur les traces de son passé (suspeeeeeeens), qui le journaliste pouilleux, endetté jusqu'à la moelle, risée de son journal mais qui cache, en fait, un scoop en or massif qu'il ne peut pas tout de suite dévoiler (ouh ouuuuuh), qui un personnage mystérieux dont la noirceur frise en fait le satanisme de farces et attrapes (depuis que beaucoup trop d'auteurs se sont amusés avec). Bref, on en revient aux ficelles fluo que j'évoquais tout à l'heure chez Anne Percin, à la différence près que j'ai trouvé ici une prétention narrative pas du tout en accort avec le mauvais style de gare effectif de l'auteur. Cette prétention fallacieuse a achevé de me rendre le bouquin carrément détestable. Anne Percin avait le mérite d'être d'une sincérité humble dans ses mots. Ici, jordi Llobregat semble persuadé d'avoir inventé la poudre alors qu'il écrit, à tout casser, un mauvais thriller déjà écrit cent fois, pompeux, ennuyeux et téléphoné. 

Je m'excuse auprès du Cherche Midi qui a eu la gentillesse de me faire parvenir ce roman pour cet avis virulent et sans aucune nuance. Ça ne m'arrive pas souvent de trouver un livre à ce point mauvais mais quand c'est le cas, je préfère ne pas tourner autour du pot. 

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Quelqu'un parmi vous a-t-il lu l'un de ces trois romans ? J'attends vos avis divers et variés - plus pondérés, mitigés, aussi virulents que moi, dubitatifs, tranchés, opposés, passionnés, à paillettes ? - pour enrichir mes propres lectures !