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24/04/2013

Un retour de vacances et un nouveau challenge !

Que les vacances font du bien ! On ne le dira jamais assez ! Rien de grandiloquent mais se ressourcer auprès de sa famille, flâner dans des endroits aimés et en découvrir d'autres (parce que depuis qu'on est parti, la vie continue dans la ville) sont des grands plaisirs.

Bon, inutile de vous dire que j'ai encore glané quatre tonnes de bouquins dont je vous passe la moisson en images pour cette fois parce que j'ai la flemme (j'avoue). Mais en gros, il y a de l'amérindien (c'est l'envie du moment), de l'impro totale et des titres notés de longue date. Bref, un florilège de craquages en librairies comme on les aime ! Vous en verrez le résultat de lecture au fil du blog, comme toujours.

Cela étant dit et malgré un gros décrocrage du net pendant cette semaine, j'ai quand même trouvé le moyen de m'inscrire au nouveau challenge de Bianca à savoir "Les 100 livres à lire au moins une fois". Ben ouais hein, on change pas une lectrice compulsive !

 

 

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Pour l'occasion, j'ai récapitulé les différents titres selon 3 catégories (ouais, ouais). En vert ceux que j'ai lus avant d'ouvrir ce blog et qui ne seront donc pas chroniqués ici (soit 26 au total), en rose, ceux qui ont été lus et chroniqués ici (soit 3 petits bouquins), et en bleu, ceux qui dorment sur ma PAL (16 bouquins). Au total, j'ai donc déjà lu un petit tiers des indispensables de cette liste : ce n'est pas mirobolant mais ça se défend quand même !
J'apprécie beaucoup que la liste mélange de grands classiques et des ouvrages plus contemporains, tous styles confondus. Ce sera encore l'occasion de pas mal de découvertes enrichissantes ! Bref, sous peu, je prends le départ de ce challenge. Merci Bianca pour cette bonne idée !

1984, George Orwell

A la croisée des mondes, Philip Pullman

Agnès Grey, Agnès Brontë

Alice au Pays des merveilles, Lewis Carroll

Angélique marquise des anges, Anne Golon

Anna Karenine, Léon Tolstoï

A Rebours, Joris-Karl Huysmans

Au bonheur des dames, Émile Zola

Avec vue sur l’Arno, E.M Forster

Autant en emporte le vent, Margaret Mitchell

Barry Lyndon, William Makepeace Thackeray

Belle du Seigneur, Albert Cohen

Blonde, Joyce Carol Oates

Bonjour tristesse, Françoise Sagan

Cent ans de solitude, Gabriel Garcia Marquez

Charlie et la chocolaterie, Roald Dahl

Chéri, Colette

Crime et Châtiment, Féodor Dostoïevski

De grandes espérances, Charles Dickens

Des fleurs pour Algernon, Daniel Keyes

Des souris et des hommes, John Steinbeck

Dix petits nègres, Agatha Christie

Docteur Jekyll et Mister Hyde, Robert Louis Stevenson

Don Quichotte, Miguel Cervantès

Dracula, Bram Stocker

Du côté de chez Swann, Marcel Proust

Dune, Frank Herbert

Fahrenheit 451, Ray Bradbury

Fondation, Isaac Asimov

Frankenstein, Mary Shelley

Gatsby le magnifique, Francis Scott Fitzgerald

Harry Potter à l’école des sorciers, J.K Rowling

Home, Toni Morrison

Jane Eyre, Charlotte Brontë

Kafka sur le rivage, Haruki Murakami

L’adieu aux armes, Ernest Hemingway

L’affaire Jane Eyre, Jasper Fforde

L’appel de la forêt, Jack London

L’attrape-cœur, J. D. Salinger

L’écume des jours, Boris Vian

L’étranger, Albert Camus

L’insoutenable légèreté de l’être, Milan Kundera

La condition humaine, André Malraux

La dame aux camélias, Alexandre Dumas Fils

La dame en blanc, Wilkie Collins

La gloire de mon père, Marcel Pagnol

La ligne verte, Stephen King

La nuit des temps, René Barjavel

La Princesse de Clèves, Mme de La Fayette

La Route, Cormac McCarthy

Le chien des Baskerville, Arthur Conan Doyle

Le cœur cousu, Carole Martinez

Le comte de Monte-Cristo, Alexandre Dumas

Le dernier jour d’un condamné, Victor Hugo

Le fantôme de l’opéra, Gaston Leroux

Le lièvre de Vaatanen, Arto Paasilinna

Le maître et Marguerite, Mikhaïl Boulgakov

Le meilleur des mondes, Aldous Huxley

Le nom de la rose, Umberto Eco

Le parfum, Patrick Süskind

Le portrait de Dorian Gray, Oscar Wilde

Le Petit Prince, Antoine de Saint-Exupery

Le père Goriot, Honoré de Balzac

Le prophète, Khalil Gibran

Le rapport de Brodeck, Philippe Claudel

Le rouge et le noir, Stendhal

Le Seigneur des anneaux, J.R Tolkien

Le temps de l’innocence, Edith Wharton

Le vieux qui lisait des romans d’amour, Luis Sepulveda

Les Chroniques de Narnia, CS Lewis

Les Hauts de Hurle-Vent, Emily Brontë

Les liaisons dangereuses, Choderlos de Laclos

Les Malaussène, Daniel Pennac

Les mémoires d’une jeune fille rangée, Simone de Beauvoir

Les mystères d’Udolfo, Ann Radcliff

Les piliers de la Terre, Ken Follett

Les quatre filles du Docteur March, Louisa May Alcott

Les racines du ciel, Romain Gary

Lettre d’une inconnue, Stefan Zweig

Madame Bovary, Gustave Flaubert

Millenium, Larson Stieg

Miss Charity, Marie-Aude Murail

Mrs Dalloway, Virginia Woolf

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, Harper Lee

Nord et Sud, Elisabeth Gaskell

Orgueil et Préjugés, Jane Austen

Pastorale américaine, Philip Roth

Peter Pan, James Matthew Barrie

Pilgrim, Timothy Findley

Rebecca, Daphne Du Maurier

Robinson Crusoé, Daniel Defoe

Rouge Brésil, Jean Christophe Ruffin

Sa majesté des mouches, William Goldwin

Tess d’Uberville, Thomas Hardy

Tous les matins du monde, Pascal Quignard

Un roi sans divertissement, Jean Giono

Une prière pour Owen, John Irving

Une Vie, Guy de Maupassant

Vent d’est, vent d’ouest, Pearl Buck

Voyage au bout de la nuit, Louis-Ferdinand Céline

11/04/2013

Sans parler du chien de Connie Willis

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Sans parler du chien de Conne Willis, ed. J'ai Lu, 2003 (1997 pour l'édition originale), 574p.

 

En matière de voyages dans le temps, je peux vous dire que vous ne serez pas déçus ! Nos historiens donnent même tellement de leur personne pour se balader d'un siècle à l'autre qu'ils peuvent en tomber malades. Si, si ! Le déphasage temporel, vous connaissez ? Prenez garde ! Voilà une affection chafouine qui vous donne la mauvaise habitude d'être un exalté mielleux. 

Mais où Connie Willis nous emmène-t-elle dans ce roman, me demanderez-vous ? Et bien, pour commencer, nos historiens et leurs indispensables techniciens sont citoyens du XXIe. Ned Henry, Verity Kindle et Carruthers travaillent pour le professeur Dunworthy, lui-même engagé par la despotique Lady Shrapnell. Ils ont pour mission de reconstruire la cathédrale de Coventry à l'identique car Dieu est dans les détails, le tout pour d'obscures raisons sentimentales.
De là, le lecteur est embarqué tout d'abord en 1940 lors du bombardement de la cathédrale par l'aviation allemande afin de retrouver la fameuse potiche de l'évêque. Chef d'oeuvre de laideur, elle semble avoir joué un rôle crucial dans la vie de l'aïeule Shrapnell : elle est donc primodiale pour la nouvelle cathédrale.
Puis, nous voguons ensuite en 1888 où Ned Henry et Verity Kindle sont chargés de régler une anomalie - en l'occurrence la féline Princesse Arjuman n'aurait jamais du passer les barrières temporelles - afin de sauver l'humanité. Parce que, bien sûr, jouer avec les cordes du temps provoque au mieux des incongruités, au pire l'effondrement spatio-temporel. Autant vous dire que c'est comme les allumettes : il ne vaut mieux pas s'y frotter ! Dès lors, une série d'épisodes fantasques vont mener nos personnages par le bout du nez, qu'ils mettent en scène la sublime nunuche Tossie Mering, sa mère crédule et son père monomaniaque, un majordome instruit ou encore un professeur d'université illuminé. Et, comme le dit si bien le titre, tout cela sans parler du chien !

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Les ruines de la cathédrale de Coventry après le raid nazi

Ma copine blogueuse Manu à qui j'ai piqué (comme d'habitude) l'idée de cette lecture amusante trouvait peut-être mal classé ce roman en SF. Et c'est vrai que ce classement pourrait rebuter certains néophytes du genre, peu enclins à vouloir goûter à des considérations technologiques à n'en plus finir ou à des batailles entre extraterrestres - ou à l'inversse décevoir ceux qui le souhaitent. Car de fait, rien de tout cela ici et c'est d'ailleurs réjouissant de rappeler ainsi que la SF ne se limite pas aux clichés cités ci-avant.
Connie Willis n'utilise pas le voyage temporel comme prétexte pour nous plonger dans un monde futuriste et nébuleux mais au contraire elle nous fait voyager dans le temps et nous offre le tableau d'une époque à petits coups d'humour savoureux. Du coup, il vaut mieux être prévenu : on passe bien plus de temps à l'époque victorienne (et à une ou deux autres époques aussi quand les transferts temporels foirent) qu'à tout autre époque. Cela étant, moi qui suis peu friande du tralala victorien de la haute société, j'ai vraiment pris beaucoup de plaisir à y suivre nos personnages car l'auteur développe un humour qui épingle, si ce n'est avec une débordante subtilité, du moins avec un talent comique certain, les moeurs de l'époque. J'ai particulièrement ri lorsque Ned s'étonne que Mme Mering se pâme à tout bout de champ sans jamais rien renversé avec elle comme s'il s'agissait d'un art de l'esquive en plus d'un art de la feinte. Bien vu !

Je relèverai tout de même deux petits bémols : les soixante-dix premières pages ne donnent pas forcément le ton du livre. Bien sûr, le principal concernant la cathédrale, Lady Shrapnell et le potiche sont mis en place mais tout cela était un poil fastidieux et pas forcément très clair comme première approche. En les ayant terminées, j'ai espéré que le reste du livre n'était pas dans la même veine ; heureusement il n'en est rien.
Les considérations sur les incongruités temporelles, ensuite, sont parfois salées. Pas dans le mauvais sens du terme mais disons que l'auteur part tellement loin dans les suppositions historiques (vous savez, le fameux "avec des si, on mettrait Paris en bouteille") que j'ai parfois eu du mal à suivre. Il faut dire aussi qu'elle a beau faire rire, elle nous décortique quelques faits historiques assez pointus que l'on ne peut totalement suivre si on n'est pas fin connaisseur - je pense ici aux fameuses recherches menées sur la bataille de Waterloo. (Du coup, c'est peut-être plus la faute de mon inculture que celle de l'auteur ?)

 

Pour conclure, je dirais que c'était une découverte rafraîchissante, drôle et rythmée que j'ai lu avec d'autant plus de plaisir que j'ai pu chiper ici ou là des références littéraires sympathiques. Sans parler du chien (d'ailleurs, je ne vous en ai pas parlé pour vous laisser  tout le suspens de ce fameux cabot) est donc l'occasion de se divertir tout en agitant ses petites cellules grises. Il n'y a certainement pas de quoi bouder son plaisir !

 

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Oxford à l'époque victorienne

 

 

 

 

1213775971.jpgChallenge Petit Bac 2013 chez Enna

Catégorie Animal

 

 

 

 

a-tous-prix.jpgChallenge A tous prix chez Laure

Prix Hugo et Locus 1999 du meilleur roman de Science-Fiction

08/04/2013

Mr Doyle et Dr Bell de Howard Engel

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Mr Doyle et Dr Bell de Howard Engel, ed. du Masque, Coll. Labyrinthes, 1997 pour l'édition originale ; 2005 pour l'édition française, 314p.

 

A Edimbourg, en 1879, Arthur Conan Doyle est étudiant en médecine mais aspire à embrasser une carrière littéraire. Aussi, il partage son temps entre la rédaction de quelques nouvelles qu'il soumet ici ou là, refait le monde au pub avec son ami Robert Louis Stevenson et suit avec passion les cours d'anatomie du Professeur Joseph Bell à l'université. Ce dernier est réputé pour ses talents de déduction hors du commun : il est capable de mener un premier diagnostic en quelques minutes grâce à une minutieuse observation du patient. Un soir que tous deux discutent après une journée de consultations au dispensaire, un homme blessé et ahuri fait irruption et demande à Bell de l'aider à innocenter son frère, accusé d'un double meurtre. Dans un premier temps circonspect - après tout, Bell n'est pas détective - il finit par accéder à cette étrange requête. Dès lors, le duo du maître et de l'élève va se heurter aux pressions de la police et, plus largement, d'un système qui ne souhaite surtout pas avouer ses erreurs. Rien, pourtant, ne les arrêtera avant que justice soit faite.

Ce petit policier old school déniché au hasard d'une librairie est agréable à lire et divertissant. Je l'ai emmené le mois dernier lors d'un bref séjour à Lyon et il a pleinement rempli son rôle de détente avant de dormir. Force est de constater, néanmoins, qu'il n'innove pas follement en matière de policier dix-neuviémiste et ne met pas non plus en place un suspens déconcertant. 
Pour qui est fan de l'univers de Sherlock Holmes, il propose par contre un éclairage intéressant sur l'oeuvre de Doyle, une sorte de making of fantasmé. En effet, le Professeur Bell a réellement existé et on sait - du moins, cela est majoritairement attesté par les commentateurs holmésiens - qu'il a bien inspiré le personnage du célèbre détective. Doyle lui aurait emprunté ces fameuses qualités déductives et ce charisme particulier qui impressionne et fascine. Il est intéressant, du coup, et même jouissif de se retrouver ici à la genèse de Sherlock Holmes en imaginant les êtres qui l'ont inspiré dans les mêmes situations. On retrouve d'ailleurs également le truculent George Budd dont Doyle récupérera l'énergie frisant parfois le sans-gêne et les tendances cocaïnomanes pour son héros. 
Et puis, il faut souligner le personnage de Stevenson ! Même s'il n'a rien à voir avec l'univers holmésien, il est peint avec une faconde et un anti-conformisme si délicieux que cela donne envie de replonger dans son oeuvre !  

Je conseille donc cette aventure écossaise à qui aime plonger dans les ruelles sombres du l'ère victorienne, accompagnée de l'ombre de Sherlock Holmes, afin de passer un bon moment avec un plaid, un chat et une tasse de thé - sans en attendre plus. 

 

2061720019.jpgChallenge Polar historique chez Samlor